TONIO MORIN-VARGAS

Crédit photo : Pilou

Batteur de formation, passionné par la musique et obsédé par le gear, j’ai toujours cherché et toujours voulu recréer des sons de tous les genres et de toutes les époques. Apprenant d’abord de façon autodidacte dans le but de faire avancer mes premiers groupes jazz et pop, j’ai ensuite eu la chance de travailler avec des mentors qui m’ont transmis leur savoir et enseigné l’importance de chaque élément de l’art qu’est l’enregistrement, de chaque composante entre la source et la chanson masterisée.

Tout s’est véritablement enclenché en 2013, après deux années de tournée en tant que batteur pour Mark Bérubé. Nous sommes alors entrés au Breakglass Studio pour enregistrer l’album Russian Dolls. J’ai apporté quelques-uns de mes micros pour expérimenter et tester des idées. Rapidement, le réalisateur Jace Lacek a vu mon intérêt pour le son, m’a ouvert ses portes et montré les rouages d’un « vrai » studio.

J’ai ensuite commencé à travailler au Breakglass à mon compte, tout en continuant à me procurer l’équipement nécessaire pour produire du beau son dans mon studio maison. La même année, je suis devenu batteur pour Bernard Adamus en plus de jouer sur son album Sorel Soviet So What. J’ai eu l’opportunité de prendre en charge la moitié de la prise de son ainsi que le mixage du disque qui s’est retrouvé nommé à l’ADISQ pour Prise de son et mixage de l’année. Depuis, je continue à collaborer sur une variété de projets musicaux, autant comme mixeur, preneur de son ou réalisateur.

J’affectionne toutes les formes de production. J’aime tous les types de techniques d’enregistrement (autant numérique qu’analogique), l’exploration des différentes méthodes de fonctionnement en studio (enregistrement avec ou sans écouteurs, complètement live ou entièrement track par track) ainsi que le mixage hybride (en mélangeant des plugins et du outboard). Je cherche constamment le meilleur son possible en fonction des besoins de chaque projet.

Toutes ces méthodes sont bien sûr déterminées par ce qu’appelle la musique. C’est toujours elle qui oriente les choix. C’est ce qui est primordial et ce qui rend le processus de création unique à chaque fois. L’enregistrement en studio, c’est la rencontre entre l’art et la technique, c’est la technique au service de la musique et des humains qui l’écrivent, la composent et la performent.

Et c’est ce que j’aime faire.